A l’échelle internationale, les dépérissements forestiers sont définis en terme de symptomatologie comme étant des phénomènes causés par un ensemble de facteurs interagissant et se succédant d’une façon particulière entraînant une détérioration générale (portant notamment sur l’aspect du houppier) et graduelle de la santé de l’arbre et dont l’issu n’est pas toujours fatale.
Ces facteurs sont distingués en trois groupes:
Les manifestations les plus évidentes de l’impact des aléas climatiques sont révélées par l’extension de dépérissements enregistrées au niveau des peuplements forestiers, la perturbation de la dynamique de régénération naturelle et l’augmentation du nombre des incendies et l’étalement des périodes à haut risque.
Cependant et malgré les fonctions multiples assurées par ces forêts, celles–ci sont soumises à des pressions et agressions multiples causées par des interactions multiples et complexes entre les facteurs naturels et anthropiques. Le surpâturage, le prélèvement délictueux du bois et les attaques parasitaires sont autant de facteurs qui, combinés aux aléas climatiques provoquent une évolution anormale dans certaines parties de ces forêts.
Parmi les manifestations du dysfonctionnement de ces écosystèmes figure le dépérissement qui a commencé à prendre de l’ampleur durant ces dernières années. Les premières constatations des symptômes de dépérissement massif dans le Moyen-Atlas (Ifrane, Azrou, Ain Leuh…) ont eu lieu durant l’été 2001 suite à l’action combinée d’une sécheresse récurrente au cours des deux dernières décennies et à la pression exercée par la population riveraine sur les ressources forestières (surpâturage, émondage, ébranchage...).
