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L'arganeraie
 

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La première Réserve de Biosphère au Maroc a vu le jour en 1998. Il s’agit de la Réserve de Biosphère Arganeraie (RBA), qui doit son nom au fait qu’elle a été établie dans la région de l’Arganier, au Sud-ouest du Maroc, où elle couvre environ 2,5 millions d’hectares.
La RBA dispose, depuis sa mise en place, d’un plan cadre qui constitue un outil d’orientation de sa mise en œuvre. En plus de l’établissement du zonage de la RBA, ce plan cadre avait programmé un certain nombre de mesures potentielles visant d’assurer les objectifs et les fonctions assignés aux différentes zones.
Gérer et conserver le système économique et écologique "Arganeraie", tout en développant l’économie de la région. Pour se faire, il a été décidé de conférer à la région un statut lui permettant d’atteindre cet objectif. Ce statut est celui de la Réserve de Biosphère, en appliquant les recommandations de la stratégie de Séville élaborée par l’assemblée du comité MAB international de l’UNESCO sur l’Homme et la Biosphère qui s’est tenue à Séville (Espagne) en mars 1995.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Objectif


Gérer et conserver le système économique et écologique « Arganeraie », tout en développant l’économie de la région. Pour se faire, il a été décidé de conférer à la région un statut lui permettant d’atteindre cet objectif. Ce statut est celui de la Réserve de Biosphère, en appliquant les recommandations de la stratégie de Séville élaborée par l’assemblée du comité MAB international de l’UNESCO sur l’Homme et la Biosphère qui s’est tenue à Séville (Espagne) en mars 1995.

Date d’admission de la RBA dans le réseau des Réserves de Biosphère


Le 8 décembre 1998, l’Arganeraie a été déclarée par l’UNESCO première Réserve de Biosphère du Maroc sur une superficie de 2,5 millions d’hectares environ. Elle concerne les provinces et préfectures d’Agadir Ida Outanane, Inzeguane Aït Melloul, Chtouka Aït Baha, Taroudant, Tiznit et Essaouira.

Zonage


Le zonage adopté à la Réserve de Biosphère Arganeraie (RBA) est sous forme de grappe, et ce, vue la diversité naturelle et culturelle que caractérise cette dernière (Plaine de Souss, Anti- Atlas, Haut Atlas, plateaux de Haha). Ce zonage, qui se présente comme suit, a favorisé la représentativité de tous les milieux naturels et les valeurs culturelles qui leurs sont associées :

 

  • 18 aires centrales (zones A) qui s’étendent sur 16.620 hectares. Elles correspondent aux SIBE identifiés par le plan directeur des aires protégées du Maroc et des sites proposés par les gestionnaires. Leur délimitation a pris en considération: (i) soit le contexte écologique lié à la présence de l’arganier et l’accès difficile, (ii) soit l’existence d’un phénomène naturel conséquent et intéressant, tel que la présence de peuplement bien venant d’arganier, espèce animale ou végétale rare, (iii) soit l’absence d’activités humaines (maisons, azibs, citernes, pistes…).
  • 13 zones tampons (zones B) qui s’étendent sur 582.450 hectares. Leur choix a été basé sur les critères suivants : (i) Existence et importance de l’arganier ( les peuplements épars ou de faible densité sont exclus, les terrains à risque d’érosion sont inclus) et (ii) importance de l’arganier dans l’économie locale.
  • 14 zones de transition (zones de développement ou zones C) qui englobent les espaces non couverts par les zones A et B. L’objectif assigné à ces zones est la concrétisation d’un développement socio-économique durable de l’aire de l’Arganeraie.

Plan cadre


Dans l’objectif de mettre en œuvre la RBA, un plan cadre, qui s’articule autour de quatre parties, a été élaboré entre 1998 et 2002 dans le cadre du projet Conservation et Développement de l’Arganeraie (PCDA, cofinancé par la coopération allemande à travers la GTZ).

Caractérisation de l’écosystème souhaité par le plan cadre


L’écosystème souhaité après 8 ans de mise en œuvre du plan cadre de la RBA se caractérise par : (i)la stabilisation de la superficie des peuplements forestiers, particulièrement de l’arganier, avec amélioration de la structure horizontale et verticale des peuplements forestiers ; (ii) la diminution de la dépendance du cheptel vis-à-vis des ressources naturelles ; (iii) la rationalisation de l’usage de l’eau et des cultures en plaine ; (iv) l’efficacité des mesures d’augmentation des revenus et de l’amélioration du niveau de vie de la population concernée.
L’évaluation et le suivi de ces indicateurs seront effectués selon un dispositif de recherche- développement.

Programme des mesures potentilles préconisées par le plan cadre


Pour aboutir à l’écosystème souhaité tel qu’il a été défini précédemment, il est indispensable de programmer un certain nombre de mesures potentielles au niveau de chaque zone de la RBA ( A,B et C), qui doivent s’intégrer dans une stratégie de développement général de l’aire de la RBA. Ces mesures doivent avoir une durée d’application de 20 ans avec des programmes prioritaires sur 5 ans :

  • Au niveau des zones de protection (A) : (i) instaurer un protocole d’accord de protection avec la population (système de compensation des droits d’usage, système de rachat de ces droits, système d’échange foncier….) , (ii) élaborer l’état des lieux et le programme d’intervention, (iii) mettre en place un observatoire des zones A et B et (iv) approfondir la recherche scientifique.
  • Au niveau des zones tampon (B) : (i) appuyer le développement rural intégré, (ii) lutter contre l’érosion, notamment hydrique, (iii) réaliser des plans d’aménagement forestier, (iv) promouvoir la formation professionnelle, (v) rationaliser l’exploitation pastorale, (vi) promouvoir la commercialisation des produits de terroirs, (vii) promouvoir l’auto organisation de la population et (viii) encourager la substitution et l’économie du bois de feu.
  • Au niveau des zones de transition (C) : (i) inciter à la conservation et à la protection de l’environnement, (ii) impliquer les investisseurs et les exploitants de plaine dans la conservation des écosystèmes d’arganier et (iii) impliquer les ONG en matière d’activité de valorisation des produits locaux et de protection de l’Arganeraie .
  • Mesures d’accompagnement aux niveaux de toutes les zones: en parallèle aux mesures spécifiques intéressant chacune des zones de la RBA, les mesures complémentaires suivantes, à travers toutes les zones A, B et C, s’avèrent nécessaires : (i) promouvoir l’éducation environnementale, (ii) assurer la pérennité de l’écosystème à arganier par la régénération naturelle ou assistée, (iii) réaliser des reboisements à usages multiples, (iv) valoriser les systèmes de production agricole, (v) réaliser des reboisements à usages multiples et (vi) promouvoir des activités extra- forestières (apiculture, pêche artisanale, petit élevage).

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