Parcs nationaux, réserves naturelles et zones humides 

Les parcs nationaux du Maroc sont au nombre de dix. Pour huit d'entre eux, des études approfondies ont été menées pour l'élaboration des plans de gestion. Des travaux similaires visant les mêmes objectifs viennent de débuter en faveur des deux autres parcs et de la première réserve de biosphère au Maroc, celle de l'arganeraie.

Parcs nationaux

Le parc national de Toubkal (1)

Le parc national de Tazekka (2)

Le parc national de Souss-Massa (3)

Le parc national d'Al-HoceÏma (4)

Le parc national de Talassemtane (5)

Le parc national d'Ifrane (6)

Le parc national du Haut-Atlas oriental (7)

Le parc national de Dakhla (10)

Autres parcs nationaux et réserves de biosphère 

Autres parcs nationaux

 

Réserves naturelles

Réserve de biosphère de l'arganeraie 

Zones humides

 

 

 

 

Parcs nationaux

 

Le plan de gestion établi pour chacun des parcs porte sur les principaux volets suivants:  

Justification et organisation du plan de gestion, présentation générale du parc et de la région, milieu et valeurs biologiques, écologiques et culturelles, activités humaines et exploitation des milieux, enjeux et objectifs, contraintes et zonage, organisation administrative, programmes d'aménagement et actions proposées, coûts d'investissement et de fonctionnement, cartographie... 

Le parc national de Talassemtane 

 

  • Étendu sur la dorsale calcaire dans le Rif centro-occidental, au Maroc septentrional, sur une superficie de 60.000 ha.

  •  Territoire le plus original de tout le Maroc, se singularisant par la beauté exceptionnelle de ses paysages et par la biodiversité remarquable qu'il recèle : sommets des montagnes en dômes ou en pics surplombant la ville de Chefchaouen; cornes des montagnes, falaises majestueuses et gorges profondes et étroites.

  •  Précipitations annuelles : entre 500 mm dans les vallées orientales et plus de 2.000 mm sur les sommets des montagnes; enneigement peu important.

  •  Bioclimats : subhumide tempéré à basse altitude, humide frais, perhumide froid à très froid sur les hauts reliefs.

  •  Étages de végétation : thermoméditerranéen, mésoméditerranéen, supraméditerranéen et montagnard méditerranéen.

  •  Biodiversité : Abies maroccana (Sapin du Maroc, endémique constituant la forêt la plus originale), Cedrus atlantica, Quercus spp., Pinus spp., Tetraclinis articulata et Olea silvestris; plus d'un millier de plantes dont de nombreuses espèces endémiques, remarquables, rares; macaque, loutre, rapaces menacés d'xtinction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parc national de Talassemtane, beauté et diversité 

 

 

Le parc national d'Al-HoceÏma 

 

 

Le parc national de Tazekka 

 

  •  Créé en 1950 sur une superficie de 680 ha correspondant aux très belles futaies de cèdre qui ornent le massif de Tazekka, puis étendu aux autres forêts de chênes pour atteindre actuellement une superficie de 12.000 ha.

  •  Localisé au sud-ouest de Taza, dans la portion septentrionale du Moyen-Atlas oriental, englobant à l'ouest le massif primaire du Tazekka essentiellement schisteux et le massif calcaire de Bab Bou-ldir à l'est.

  •  Territoire original, offrant deux parties distinctes s'individualisant par la beauté exceptionnelle de leurs paysages et par la biodiversité remarquable qu'elles recèlent : relief de la partie occidentale constitué de versants abrupts, de crêtes aiguës et de vallées étroites et très profondes ; celui de l'est, beaucoup plus doux et présentant de nombreuses grandes activités du phénomène de karstification ;

  •  Précipitations annuelles : entre 600 mm dans les vallées orientales et près de 1.500mm sur les sommets des montagnes, enneigement peu important.

  •  Bioclimats : semi-Aride à basse atlitude à l'est, subhumide tempéré à l'Ouest, humide voire perhumide frais à froid sur les sommets des montagnes.

  •  Etages de végétation : plafond du thermoméditerranéen, mésoméditerranéen, supraméditerranéen et montagnard méditérranéen.

  •  Biodiversité : Cedrus Atlantica, Quercus spp., près de 600 plantes environ dans de nombreuses endémiques remarquables, rares ;cerf de berbérie réintroduit en 1993

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parc national de Tazzeka, territoire d'une 

exceptionnelle originalité faunistique et floristique.

 

Le parc national d'Ifrane 

 

  •  Étendu sur 53.000 ha et occupant la quasi-totalité de la portion occidentale du Moyen-Atlas central; un milieu à relief aéré, de moyennes montagnes constituées essentiellement de calcaires ou de dolomies avec localement des schistes ou des couvertures volcaniques.

  •  Territoire s'individualisant par ses valeurs écologiques et biologiques, par les grandes richesses forestières qu'il recèle et par la beauté exceptionnelle de ses paysages : considéré au Maroc comme la zone forestière par excellence, le plus important château d'eau et la zone d'élevage extensif du mouton.

  •  Précipitations annuelles : entre 650 mm à basse altitude, et plus de 1.200 mm sur les sommets des montagnes exposée aux perturbations océaniques; enneigement assez important.

  •  Bioclimats : subhumide frais, froid et très froid sur les hauts reliefs.

  •  Etages de végétation : mésoméditeranéen, supraméditerranéen et montagnard méditerranéen.

  • Biodiversité : Cedrus atlantica, Quercus faginea, Quercus rotundifolia, Pinus pinaster var. maghrebiana; 600-700 plantes; macaque (importantes populations), cerf de Berbérie réintroduit au début des années 1990, certains rapaces très rares, écrevisse à pied rouge.

 

 

Val d'Ifrane dans le Moyen-Atlas

  

 

Le parc national du Haut-Atlas oriental

 

 

Le parc national de Toubkal

 

  • créé en 1942 dans la partie centrale du Haut-Atlas comprise entre la vallée du N'Fiss à l'Ouest et celle de l'Ourika à l'Est

  • objectif :  préserver les très beaux paysages et la biodiversité remarquable offerts par les plus hauts massifs montagneux de l'Afrique de Nord au milieu desquels Jbel Toubkal où Adrar N'Dern (la montagne des montagnes) culmine à 4.167 m.

  • superficie occupée :  38.000 ha, 

  •  Massifs montagneux les plus originaux de tout le Maroc, se caractérisant par leur puissant et imposant relief, par la diversité de leurs roches, par la beauté exceptionnelle de leurs paysages et par la biodiversité remarquable qu'ils recèlent  

  •  Précipitations annuelles : entre 300 mm dans les vallées encaissées du versant sud et 900 mm sur les flancs exposés au nord; enneigement jouant un rôle très important.

  •  Bioclimats : semi-aride frais dans les vallées inférieures du versant sud ; froid et très froid sur les hauts reliefs du versant sud ; extrêmement froid et glacial sur les crêtes; subhumide, voire très localement humide, froid, très froid et extrêmement froid sur les hauts versants exposés au nord.

  •  Etages de végétation : niveau supérieur du thermoméditerranéen, mésoméditerranéen, supraméditerranéen, montagnard méditerranéen et plafond de l'oroméditerranéen.

  •  Biodiversité : Quercus rotundifolia Juniperus thurifera, 400-500 plantes dont de très nombreuses endémiques, remarquables, rares, endémisme spécial pouvant atteindre 90%; mouflon à manchettes, poc-épic, Iynx, certains rapaces rares ou très rares...

 

 

 

 

 

 

 

Parc national de Toubkal

 

Le parc national de Souss-Massa

 

  • Créé en 1991, sur une superficie de 34.000 ha du cordon dunaire du littoral océanique situé entre l'oued Souss et Tiznite.

  •  

  • Territoire à relief très simple, dominé par des étendues de dunes maritimes coupées à deux niveau par l'oued Sous et l'oued Massa;

  •  Précipitations annuelles : de l'ordre de 250 mm.

  • Bioclimats : aride et semi-aride chauds.

  •  Étages de végétation : inframéditerranéen.

  •  Biodiversité : Argania spinosa (endémique constituant encore un lambeau résiduel de la formation la plus originale), près de 250 plantes; gazelle dorcas, renard, chacal, oiseaux migrateurs limnicoles très rare dans le monde, étant l'espèce la plus caractéristique du parc; oryx, addax, gazelle dama mhorr, autruche étant des espèces de la faune saharienne introduites en vue de reconstituer leurs troupeaux et de les réintroduire dans leurs biotopes des parcs nationaux du sud : Iriqui Bas Draâ, Dakhla.

 

 

 

 

 

 

 

Parc national de Sous-massa

 

Le parc national de Dakhla

 

 

  •  Immense territoire englobant deux secteurs, d'une superficie totale atteignant 1.900.000 ha et étendu dans la portion méridionale de la province de Oued Ed-Dahab limitrophe avec la Mauritanie.

 

  •  Le secteur côtier s'étendant à l'ouest de l'axe routier reliant Dakhla à Lagwira, spécialement identifié pour préserver les populations du phoque moine et de la gazelle dorcas du plateau du littoral; le secteur oriental correspondant aux immenses étendues de regs parsemés des îlots montagneux d'Adrar Sottouf étant privilégié pour la préservation des écosystèmes sahariens et la création d'un sanctuaire pour la grande faune et la réintroduction d'espèces ayant disparu ou devenues très rares (addax, oryx, gazelle dama mhorr, autroche...)

 

  •  Territoire se caractérisant par la beauté exceptionnelle de ses paysages et par la biodiversité remarquable qu'il recèle encore malgré la disparition récente de nombreuses espèces de la grande faune telles que l'addax, l'oryx,  et l'autruche.   

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

Parc national de Dakhla

 

 

Autres parcs nationaux 

 

- Parc national du Bas Draâ : identifié à l'est de Tantan ; vastes étendues d'acacias et autres arbres sahariens très rares; importantes populations de la grande faune : gazelle dorcas, gazelle dorcas, gazelle de Cuvier, guépard...

 

- Parc national d'Iriqui : zone en partie temporairement humide, identifiée dans le Haut Draâ, entre Jbel Bani et Oued Draâ, à l'ouest de Zagora; formations arborées d'acacias et de tamarix, vastes steppes sahariennes; faune remarquable : gazelle dorcas, mouflon à manchettes, hyène, outarde, fouette-queue, varan, plusieurs espèces de serpents, oiseaux d'eau migrateurs en période humide du lac d'Iriqui.

 

 

 

Réserves naturelles

 

 

Face aux pressions démographiques et économiques, induisant une transformation de nos paysages et la disparition de nombreuses espèces animales et végétales, le Maroc a identifié un important réseau de 146 sites d'intérêt biologique et écologique en vue de les classer en réserves naturelles, avec la prospective de conserver et d'améliorer la biodiversité du pays.

Ces réserves englobent des écosystèmes représentatifs de la diversité biologique du pays. Elles servent à maintenir la capacité productive de ces écosystèmes, à fournir des possibilités d'études et de suivi de leur évolution. Elles fournissent également des occasions d'éducation à la conservation pour le grand public.

Le mérite de la sauvegarde de certaines espèces rares ou menacées de disparition revient à la création de ces réserves naturelles. Ainsi, le mouflon à manchettes a pu se reconstituer grâce à la réserve de Takherkhort pour atteindre aujourd'hui plus de 400 têtes. De même pour la gazelle dorcas qui pu prospérer dans la réserve de M'sabih Talaâ.

Réserve de biosphère de l'arganeraie 

 

 

Réserve De M'sabih Talaâ

Réserve des Iles d'Essaouira

Classées réserve biologique depuis 980, ces îles sont les seules de ce genre le long de la côte. On n'y recense pas moins de 9 espèces exceptionnelles qui y nichent dont le faucon d'Éléonore et le goéland leucophée.

Zones Humides

 

Le Maroc est pratiquement le plus riche en zones humides parmi tous les pays d'Afrique du Nord. Il recèle plus d'une vingtaine de lacs naturels, plus d'une trentaine de grands barrages, quatre grandes lacunes et de nombreux estuaires. Son climat, de type méditerranéen à hiver doux, rend ces écosystèmes aquatiques très productifs, assurant de la nourriture à une avifaune variée durant toute l'année. En raison de leur importance, quatre zones humides ont été inscrites dans la liste de RAMSAR en 1980 : la réserve de Sidi Boughaba, la réserve de Merja Zerga, la réserve de khnifiss et la réserve d'afennourir.

 

Cas de la Réserve de Sidi Bou Ghaba 

 

Sur la limite ouest de la forêt de la Maâmora, à 13 Km au sud de la ville de Kenitra, a subsisté à travers des siècles un massif forestier de 650 hectares, à base de genévrier rouge entourant un lac d'eau douce; c'est la réserve de Sidi Bou Ghaba, source de fierté du forestier. Cette réserve classée "patrimoine naturel national" se trouve à proximité de la station balnéaire de Mehdiya, dans l'une des deux zones les plus peuplées du Royaume. Par la beauté de son paysage, son accessibilité - desservie par une route goudronnée dont 9 Km à l'intérieur de la forêt - et la richesse de sa biodiversité, elle constitue un havre de paix et de quiétude pour de très nombreux visiteurs qui s'y rendent en voiture, en bus et à pied. Six cents véhicules, trois milles personnes, sont facilement atteints par un beau dimanche du mois de mars.

Réserve de Sidi Boughaba

 

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