Parcs nationaux, réserves naturelles et zones humides
Les parcs nationaux du Maroc sont au nombre de dix. Pour huit d'entre eux, des études approfondies ont été menées pour l'élaboration des plans de gestion. Des travaux similaires visant les mêmes objectifs viennent de débuter en faveur des deux autres parcs et de la première réserve de biosphère au Maroc, celle de l'arganeraie.

Le plan de gestion établi pour chacun des parcs porte sur les principaux volets suivants:
Justification et organisation du plan de gestion, présentation générale du parc et de la région, milieu et valeurs biologiques, écologiques et culturelles, activités humaines et exploitation des milieux, enjeux et objectifs, contraintes et zonage, organisation administrative, programmes d'aménagement et actions proposées, coûts d'investissement et de fonctionnement, cartographie...
Le parc national de Talassemtane
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Parc national de Talassemtane, beauté et diversité |
Étendu sur les massifs calcaires des Bokkoya dans le Rif central côtier et englobant une partie maritime, au Maroc septentrional à l'Ouest d'Alhoceïma, sur une superficie totale de 47.000 ha.
Territoire original, s'individualisant par la qualité esthétique exceptionnelle de ses paysages et par la biodiversité remarquable qu'il recèle : hautes falaises maritimes, nombreuses grottes, gorges profondes et étroites, eau de mer à la limpidité extraordinaire favorisant l'existence d'une diversité et d'une richesse marine remarquable.
Précipitations annuelles : entre 300 mm dans les vallées et 700 mm environ sur les sommets des massifs.
Bioclimats : semi-aride chaude à basse altitude, subhumide tempéré sur les hauts reliefs.
Etages de végétation : thermoméditerranéen.
Biodiversité : Tetraclinis articulata, Quercus coccifera, 200-250 plantes dont de nombreuses endémiques, remarquables, rares menacés d'extinction; dauphins, phoque moine, balbuzard pêcheur représenté par l'une des plus grandes colonies mondiales, et le goéland d'Audoin, coelentérés, annélides, mollusques, échinodermes, crustacés...
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Parc national de Tazzeka, territoire d'une exceptionnelle originalité faunistique et floristique. |
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Val d'Ifrane dans le Moyen-Atlas |
Le parc national du Haut-Atlas oriental
Étendu sur une superficie de 49.000 ha dans la portion orientale de la chêne mégatlassique, entre la localité d'Imilchil - célèbre par le Moussem des Fiançailles - et pointe orientale de Jbel Aberdouz.
Territoire à relief dominé par des formations essentiellement calcaires, et présentant trois compartiments bien distincts : le plateau des Lacs - Isli et Tislit - à l'ouest, la zone montagneuse au centre et l'arête d'Aberdouz à l'est; complexe s'individualisant par la beauté exceptionnelle de ses paysages et par la biodiversité remarquable qu'il recèle encore malgré l'impact très négatif des facteurs de dégradation des massifs forestiers à cèdre en particulier: vastes forêts de cèdre dont certaines dépérissantes, de chêne vert, de genévriers; castes étendues de steppes froides à xérophytes épineux en coussinet, au-dessus de 3.000 m d'altitude; très important troupeau de mouflon à manchettes (espèce symbole du parc),...
Précipitations annuelles : entre 300 mm dans les vallées orientales et près de 700 mm sur les sommets des montagnes de la zone centrale; enneigement important.
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Parc national de Toubkal |
Le parc national de Souss-Massa
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Parc national de Sous-massa |
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Parc national de Dakhla |
Précipitations annuelles : moins de 50 mm; le littoral connaissant des précipitations occultes dont la valeur pourrait être largement supérieure à la moyenne annuelle des pluies.
Bioclimat : saharien côtier chaud au niveau de la côte des phoques, saharien chaud et tempéré à l'intérieur.
Biodiversité : Acacia radiana, A. ehrenbergiana, près de 250 plantes observées, avec un taux d'endémisme spécial très réduit; mouflon à manchettes, gazelle dorcas, chacal, renard, ruppel, ratel, fennec, zorielle, chat sauvage, phoque moine...
- Parc national du Bas Draâ : identifié à l'est de Tantan ; vastes étendues d'acacias et autres arbres sahariens très rares; importantes populations de la grande faune : gazelle dorcas, gazelle dorcas, gazelle de Cuvier, guépard...
- Parc national d'Iriqui : zone en partie temporairement humide, identifiée dans le Haut Draâ, entre Jbel Bani et Oued Draâ, à l'ouest de Zagora; formations arborées d'acacias et de tamarix, vastes steppes sahariennes; faune remarquable : gazelle dorcas, mouflon à manchettes, hyène, outarde, fouette-queue, varan, plusieurs espèces de serpents, oiseaux d'eau migrateurs en période humide du lac d'Iriqui.

Face aux pressions démographiques et économiques, induisant une transformation de nos paysages et la disparition de nombreuses espèces animales et végétales, le Maroc a identifié un important réseau de 146 sites d'intérêt biologique et écologique en vue de les classer en réserves naturelles, avec la prospective de conserver et d'améliorer la biodiversité du pays.
Ces réserves englobent des écosystèmes représentatifs de la diversité biologique du pays. Elles servent à maintenir la capacité productive de ces écosystèmes, à fournir des possibilités d'études et de suivi de leur évolution. Elles fournissent également des occasions d'éducation à la conservation pour le grand public.
Le mérite de la sauvegarde de certaines espèces rares ou menacées de disparition revient à la création de ces réserves naturelles. Ainsi, le mouflon à manchettes a pu se reconstituer grâce à la réserve de Takherkhort pour atteindre aujourd'hui plus de 400 têtes. De même pour la gazelle dorcas qui pu prospérer dans la réserve de M'sabih Talaâ.
Réserve de biosphère de l'arganeraie
officialisée en décembre 1998 par l'UNESCO;
elle s'étend sur plus de 2.000.000 d'ha, correspondant à toute l'aire potentielle de l'arganier, étendue depuis Essaouira au nord jusqu'à Ifni au sud et Taliouine à l'est;
objectif : la prevservation de la valorisation de la biodiversité remarquable recelée par les écosystèmes naturels dont les plus important sont ceux organisés par Argania spinosa et Tetraclinis articulata.
Réserve De M'sabih Talaâ
La Réserve De M'sabih Talaâ est l'une des plus anciennes réserves de faune mise en place par l'Admninistration des Eaux et Forêts pour préserver la dernière population de gazelles dorcas des plaines du Haouz, estimée aujourd'hui à 200 têtes;.
La réserve est soumise à un climat semi-aride continental. Sa topographie correspond à un plateau parsemé par quelques petits rnamelons. La végétation endémique de la réserve est représentée essentiellement par des buissons d'oléastre, d'acacia gummifera et de jujubier.
Réserve des Iles d'Essaouira
Outre l'importance historique des îles d'Essaouira, ce site revêt un intérêt écologique et touristique exceptionnel;
Jadis, le site constituait un lieu de transit pour la navigation antique des Phoéniciens et Romains. Les îles étaient fameuses pour l'exploitation de pourpre qu'on extrait d'un coquillage : le murex.
Classées réserve biologique depuis 980, ces îles sont les seules de ce genre le long de la côte. On n'y recense pas moins de 9 espèces exceptionnelles qui y nichent dont le faucon d'Éléonore et le goéland leucophée.
Le Maroc est pratiquement le plus riche en zones humides parmi tous les pays d'Afrique du Nord. Il recèle plus d'une vingtaine de lacs naturels, plus d'une trentaine de grands barrages, quatre grandes lacunes et de nombreux estuaires. Son climat, de type méditerranéen à hiver doux, rend ces écosystèmes aquatiques très productifs, assurant de la nourriture à une avifaune variée durant toute l'année. En raison de leur importance, quatre zones humides ont été inscrites dans la liste de RAMSAR en 1980 : la réserve de Sidi Boughaba, la réserve de Merja Zerga, la réserve de khnifiss et la réserve d'afennourir.
Cas de la Réserve de Sidi Bou Ghaba
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Sur la limite ouest de la forêt de la Maâmora, à 13 Km au sud de la ville de Kenitra, a subsisté à travers des siècles un massif forestier de 650 hectares, à base de genévrier rouge entourant un lac d'eau douce; c'est la réserve de Sidi Bou Ghaba, source de fierté du forestier. Cette réserve classée "patrimoine naturel national" se trouve à proximité de la station balnéaire de Mehdiya, dans l'une des deux zones les plus peuplées du Royaume. Par la beauté de son paysage, son accessibilité - desservie par une route goudronnée dont 9 Km à l'intérieur de la forêt - et la richesse de sa biodiversité, elle constitue un havre de paix et de quiétude pour de très nombreux visiteurs qui s'y rendent en voiture, en bus et à pied. Six cents véhicules, trois milles personnes, sont facilement atteints par un beau dimanche du mois de mars. |
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Réserve de Sidi Boughaba |
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