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Département des Eaux et Forêts > Protection des Forêts > Santé des forêts

A l'échelle internationale, les dépérissements forestiers sont définis en terme de symptomatologie comme étant des phénomènes causés par un ensemble de facteurs interagissant et se succédant d'une façon particulière entraînant une détérioration générale (portant notamment sur l'aspect du houppier) et graduelle de la santé de l'arbre et dont l'issu n'est pas toujours fatale.

Ces facteurs sont distingués en trois groupes:

  • Les facteurs prédisposants qui contribuent à l'affaiblissement de l'arbre et regroupent des variables à caractère permanent causant des stress de faible intensité et agissent à long terme (pollution atmosphérique, gestion forestière, climat, sol, potentiel génétique…).
  • les facteurs déclenchants regroupent les variables qui provoquent des stress de forte intensité, mais, agissant à court terme (stress hydrique, insectes défoliateurs, scolytes en épidémie…) ;
  • les facteurs aggravants regroupent les variables agissant d'une manière additive et antagoniste et leur installation conduit les arbres progressivement à une mort certaine (champignons racinaires, insectes sous-cortiaux et xylophages …).

Les manifestations les plus évidentes de l'impact des aléas climatiques sont révélées par l'extension de dépérissements enregistrées au niveau des peuplements forestiers, la perturbation de la dynamique de régénération naturelle et l'augmentation du nombre des incendies et l'étalement des périodes à haut risque.

Cependant et malgré les fonctions multiples assurées par ces forêts, celles–ci sont soumises à des pressions et agressions multiples causées par des interactions multiples et complexes entre les facteurs naturels et anthropiques. Le surpâturage, le prélèvement délictueux du bois et les attaques parasitaires sont autant de facteurs qui, combinés aux aléas climatiques provoquent une évolution anormale dans certaines parties de ces forêts.

Parmi les manifestations du dysfonctionnement de ces écosystèmes figure le dépérissement qui a commencé à prendre de l'ampleur durant ces dernières années. Les premières constatations des symptômes de dépérissement massif dans le Moyen-Atlas (Ifrane, Azrou, Ain Leuh…) ont eu lieu durant l'été 2001 suite à l'action combinée d'une sécheresse récurrente au cours des deux dernières décennies et à la pression exercée par la population riveraine sur les ressources forestières (surpâturage, émondage, ébranchage...).

Soucieux des risques afférents à l’état phytosanitaire des forêts, le département a mis en œuvre depuis 2007 une stratégie nationale de surveillance et de suivi annuel de la santé des forêts. Ainsi, les dommages qui risquent d’affecter la santé des formations forestières interpellent toutes les entités à coordonner le suivi exhaustif des dommages potentiels liés aux facteurs biotiques et abiotiques.​

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Installation du réseau systématique 8x8 de la santé des forêts dans les régions forestières

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