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Département des Eaux et Forêts > Recherche Forestière > Recherche Foretière > Assises de la Recherche

Après les assises de la recherche forestière sur l’arganier, le cèdre et le chêne liège, les quatrièmes assises organisées le 17 juin 2013 à Laâyoune ont été focalisées sur l'état des connaissances en matière de recherche concernant les acacias sahariens, en tant qu'espèce forestière majeure des régions sud du Maroc, et les écosystèmes à acacia en tant qu'espace de vie avec tous les intérêts qu’ils suscitent.

 

Cette rencontre scientifique qui regroupait des chercheurs marocains et étrangers, des gestionnaires et des académiciens, avait pour objectif de faire le point sur les acquis de la recherche scientifique en vue d'assurer la sauvegarde, la réhabilitation et le développement des écosystèmes à acacia sahariens.

Cette rencontre qui coïncidait avec la commémoration du centenaire des services forestiers au Maroc, s’inscrivait également dans le cadre de célébration de la journée internationale de lutte contre la désertification, le 17 juin de chaque année, date de signature de la convention des nations unies sur la lutte contre la désertification issue de Rio 1992.

Plusieurs chercheurs et experts ont pris part à cette rencontre dont les travaux ont été axés sur deux thèmes principaux, à savoir: " l’Itinéraire technique de régénération des acacias sahariens" et "la Valorisation et le fonctionnement des écosystèmes à acacias sahariens » .

Les écosystèmes à acacia sahariens au Maroc couvrent une superficie de plus de 1 million d’hectares, et s’étendent sur toutes les provinces au sud des Atlas depuis Lagouira jusqu’à Rissani.

Bien que marqué naturellement par une faible densité de ses arbres les acacias sahariens sont à l'origine d'un système forestier des plus originaux. Ces espèces constituent des savanes désertiques qui sont, de loin, les plus diversifiées et les plus répandues. Elles occupent les bas-fonds et les marges, voire les lits des thalwegs et des oueds.

Espèce à usage multiple, l’Acacia Raddiana est probablement l’arbre le plus commun du Maroc saharien. Il s’agit d’une espèce pastorale, dont le bois est utilisé pour le chauffage, mais aussi en menuiserie comme il offre un habitat pour la faune saharienne.

Cependant, en plus de l'aridité du climat, les écosystèmes à acacia sont soumis à une pression humaine importante due à la surexploitation des produits et au surpâturage. Ces pressions induisent une relative dégradation des peuplements, d'où les efforts entrepris pour la conservation et la réhabilitation de ces espaces et pour lesquels la recherche scientifique constitue une base incontournable.

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